• Que faites-vous pour protéger les ressources d’eaux minérales naturelles ?

    Les générations futures méritent autant que nous de profiter de ce que la nature peut nous offrir. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à exploiter les ressources en eau minérale naturelle en respectant leur pérennité. Par exemple, à Volvic, l’une des sources les plus abondantes, seulement 15 % du flux naturel de l’eau est embouteillé chaque année.

    Nous avons également mis en place des politiques de préservation sur chacune des zones d’infiltration (appelées « impluviums ») des eaux minérales naturelles evian, Volvic, Badoit et La Salvetat. Concrètement, il s’agit de protéger les sols présents sur la zone d’infiltration, afin de faire en sorte que l’eau minérale naturelle reste pure.

    Un exemple avec evian :  depuis 1992, l’APIEME*, développe de nombreux programmes : aménagement du territoire, protection des milieux naturels, développement agriculture durable. Son dernier projet en date est Terragr’eau : un méthaniseur transformant les effluents d’élevage en engrais naturels et en biogaz, et qui seront ensuite utilisés sur l’impluvium, en lieu et place de produits chimiques.

    Les mêmes dispositifs existent avec le CEPIV** à Volvic, la Bulle Verte à Badoit et PEPS'S*** à La Salvetat. 

    * Association de Protection de l’Impluvium de l’Eau Minérale evian

    ** Comité Environnement pour la Protection de l’Impluvium Volvic

    *** Politique environnementale pour la protection de la source La Salvetat


Les épisodes de sécheresse qui touchent régulièrement l’Auvergne, comme d’autres régions de France, rappellent l’urgence d’un véritable débat sur la gestion collective et durable de la ressource en eau face à l’accroissement des effets du dérèglement climatique.

Nous avons été interpellés sur notre façon d’opérer à Volvic. Nous n’avons rien à cacher et tenons à revenir sur 5 questions importantes :

  • Est-ce que nous sur-sollicitons les réserves d’eau de Volvic ?

    Les réserves d’eau se renouvellent régulièrement dans l’aquifère de Volvic. L’alimentation en eau potable est entièrement pourvue sur ce bassin et environ 60 000 habitants des communes environnantes en bénéficient. Les réserves d’eau sont largement excédentaires à la quantité d’eau minérale naturelle prélevée chaque année.

    Le cycle naturel de l’eau est respecté ce qui permet de garantir la pérennité de la nappe souterraine de Volvic. Il faut savoir que notre activité est soumise à des autorisations accordées par les pouvoirs publics qui déterminent les quantités maximales d’eau que nous pouvons utiliser, sur la base de l’analyse des réserves disponibles dans l’aquifère.

    Les quantités que nous prélevons sont toujours inférieures aux quantités autorisées par notre arrêté préfectoral. Les mesures sont prises en continu par les services de l'Etat (DREAL). Nous les partageons en toute transparence avec les autorités dans le cadre d’un comité de suivi annuel, dont le dernier date de mars 2021. 

  • Nos prélèvements sont-ils contrôlés de manière indépendante ?

    Notre activité est soumise à des autorisations accordées par les pouvoirs publics qui déterminent les quantités maximales d’eau que nous pouvons prélever, sur la base de l’analyse des réserves disponibles dans l’aquifère. Comme en témoignent les différents rapports sur le sujet, les quantités prélevées sont toujours en deçà des quantités autorisées par notre arrêté préfectoral. Ces données sont partagées en toute transparence aux services de l’Etat à l’occasion de Comités de suivi, et contrôlées régulièrement par ces derniers, notamment de façon inopinée. A ce titre, les agents de la police de l’eau ont libre accès aux installations pour effectuer les contrôles du respect des autorisations préfectorales qui régissent notre activité. 

  • L’activité de Danone à Volvic est-elle responsable du tarissement de la ressource en eau dans la région ?

    Les suivis en continu des cours d’eau par la DREAL confirment, à la faveur d’une campagne de mesures, que la sécheresse qui impacte les ruisseaux à Volvic frappe également les autres cours d’eau comparables dans un périmètre de 50 km.

    Les ruisseaux qui se situent en aval des prélèvements de Volvic sont principalement alimentés par des eaux de surface et sont donc très sensibles aux variations de précipitations.

    En période de sécheresse, le débit de ces cours d’eau s’abaisse fortement puis se recharge quasi instantanément lorsqu’il pleut. Ce phénomène n’est pas d’ailleurs spécifique au département du Puy de Dôme. L’eau minérale naturelle de Volvic est, quant à elle, puisée entre 50 et 100 m de profondeur.

    Les prélèvements sont effectués dans ces réserves profondes qui sont peu sensibles aux épisodes de sécheresse, car le rechargement s’effectue principalement lors des épisodes de pluies hivernales.

    L’activité de Volvic n’est donc pas à l’origine de l’assèchement des cours d’eau de surface du Puy de Dôme, qui s’explique principalement par l’évolution des conditions climatiques.

  • Est-ce que nous prélevons plus d’eau l’été ?

    L’été est la période de l’année durant laquelle les besoins d’hydratation sont les plus forts, pour les consommateurs d’eau minérale naturelle Volvic comme pour les consommateurs d’eau potable.

    Aussi, notre usage d’eau est plus important pendant cette période. Pour autant, les études menées dans le cadre de notre demande d’autorisation de 2014 ont montré que l’aquifère amortit les variations d’utilisation.

    Ainsi, la période de prélèvement de l’eau n’a pas d’impact significatif sur la capacité de renouvellement de la nappe. En effet, l’eau minérale naturelle de Volvic est issue des eaux souterraines (jusqu’à 100 mètres de profondeur) qui se régénèrent principalement lors des épisodes de pluies hivernales et sont peu sensibles aux épisodes de sécheresse.

    Pour autant, parce que chaque goutte d’eau est précieuse, nous avons investi 25 millions d’euros et mis en place des actions d’économies d’eau qui nous ont permis de réduire nos prélèvements de façon significative : 14% de réduction soit une économie de 380 millions de litres d’eau entre 2017 et 2020 avec un niveau de ventes stables.

    Enfin, bien que l’arrêté sécheresse du Puy-de-Dôme contraigne les eaux superficielles et non les eaux souterraines, nous nous sommes engagés à appliquer des mesures spécifiques de réduction des prélèvements d’eau :

    • -5% en cas d’alerte sécheresse
    • -10% en cas d’alerte sécheresse renforcée.

  • Pouvons-nous faire encore mieux dans cette démarche de réduction de vos prélèvements ?

    C’est en effet notre volonté. A cet effet, nous avons récemment mis en place un système pilote de traitement et de recyclage des eaux usées au sein de notre site d’embouteillage.

    L’objectif : créer une boucle fermée en traitant, sécurisant et ré-utilisant l’eau issue de notre site de production pour d’autres usages internes comme par exemple le nettoyage de nos lignes.

    L’expérimentation devrait se poursuivre pendant 6 mois afin d’évaluer le potentiel de cette solution dont l’ambition serait de réduire encore de près de 20% la quantité d’eau nécessaire à la production d’1L d’eau minérale naturelle Volvic.

    A terme, si le pilote fonctionne, un investissement supplémentaire de plusieurs millions d’euros pourrait être réalisé pour déployer ce projet à l’échelle du site.


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