Bernard, producteur laitier

Partenaire engagé depuis 20 ans pour préserver la vie des sols.

Bernard est producteur de lait Danone à Sainte- Beuve-en-Rivière, en Seine-Maritime. Il met en place depuis 20 ans des pratiques visant à développer la vie des sols. Cette démarche est à la fois un état d’esprit, une volonté de répondre à la demande des citoyens et une quête de cohérence dans son système de production.

Dès le démarrage de son activité en 1987, le producteur de lait se préoccupe de la qualité et de la santé des sols. "Développer la vie souterraine c’est générer plus d’humus* et renforcer la fertilité du terroir", confie le producteur de lait normand. L'humus participe à structurer le sol pour limiter l’érosion mais lui apporte aussi des nutriments indispensables pour y développer la vie.  

 

Développer la biodiversité positive 

 

Depuis 20 ans, Bernard applique des couverts* entre deux cultures successives. Il sème également une partie de son exploitation sans réaliser de travail du sol. Grâce à ces pratiques, l’éleveur permet au sol de se structurer et de mieux résister aux aléas climatiques. Il préserve aussi l’habitat de la faune souterraine et favorise son développement. Cette biodiversité se retrouve également autour des parcelles grâce aux haies, perchoirs à rapaces et la pataugeoire à canards implantés par l’éleveur, tous sources de prédateurs naturels : "de cette façon, je protège mes cultures des insectes qui pourraient s’y attaquer et j’encourage la fertilité du sol grâce à la biodiversité positive". 

L’élevage favorise aussi la vie du sol  

 

"Mes vaches sont au cœur de la préservation de la qualité des sols et de l’eau grâce à leur alimentation". Ainsi, les cultures de printemps comme le maïs, base de la ration, limitent le développement des mauvaises herbes favorisées par le retour répété des cultures d’hiver. Les associés de l’exploitation ont aussi fait le choix de l’herbe pour l’alimentation de leurs animaux : en plus de nourrir les vaches, les prairies limitent la présence de mauvaises herbes ou d’insectes sur les parcelles.  

Une belle image du métier et de la laiterie 

 Bernard réalise régulièrement des analyses pour vérifier si la qualité des sols s’améliore. "En 16 ans, la matière organique de certaines parcelles est passée de 2,7 % à 4 % ! C’est un travail sur le long terme mais qui fonctionne." "Cette démarche est avant tout un état d’esprit : je souhaite progresser et faire évoluer la vie de mes sols. Les pratiques liées à l’agriculture régénératrice sont aussi une réponse à la demande de la société. Elles favorisent donc la bonne image de notre métier et de la laiterie." 

 

*Humus : Terre provenant de la décomposition des végétaux. 

*Couverts : Un couvert végétal désigne un ensemble de végétaux recouvrant le sol de manière permanente ou temporaire.